L’impossible recomposition politique française
Après le premier tour de l’élection présidentielle, avec la nette progression de François Bayrou, s’est posée la question de la recomposition de la vie politique.
A mon avis cette montagne va accoucher d’une souris. Avec la constitution de la Cinquième République, depuis presque un demi siècle, le chemin du pluralisme politique vit dans l’ombre de la bipolarisation.
Le régime présidentiel, au scrutin majoritaire, a amplifié au fur à mesure l’influence électorale nationale des deux plus grands partis politiques, qui seuls ont une chance et les moyens d’accéder au pouvoir suprême.
A mon avis cette montagne va accoucher d’une souris. Avec la constitution de la Cinquième République, depuis presque un demi siècle, le chemin du pluralisme politique vit dans l’ombre de la bipolarisation.
Le régime présidentiel, au scrutin majoritaire, a amplifié au fur à mesure l’influence électorale nationale des deux plus grands partis politiques, qui seuls ont une chance et les moyens d’accéder au pouvoir suprême.
Des personnalités « présidentiables » habiles et compétentes, comme François Mitterrand ou Jacques Chirac ont suivi et géré ce mouvement vers la bipolarisation. Sous le régime de la Cinquième République une recomposition n’est possible qu’à l’intérieur de chaque camp. Le Parti Démocrate des centristes est prisonnier de cette logique, tout comme le PCF l’était au temps d’un certain présidentiable nommé… François Mitterrand. La réussite de Parti Démocrate après l’élection est liée ou conditionnée à l’échec du Nicolas Sarkozy. Dans les jours à venir, le centre de gravité de la vie politique risque bien de changer, nous serons alors témoins de l’inclinaison du centre vers la gauche.
Une recomposition de la vie politique française n’est possible que sous deux conditions. La première : l’instauration d’un mode de scrutin proportionnel pour toutes les élections, qui donnerait une représentation juste et réelle de la population. La seconde : l’élection du président de la république par le parlement, bien évidement dans une sixième république !
Les détracteurs de cette idée vont crier au retour à la Quatrième république, pointant du doigt l’instabilité politique en Italie… Mais l’instabilité n’est pas due à une représentation juste du peuple au Parlement, elle résulte de problèmes enracinés dans la société qui demandent une solution.
Je reviendrais sur ce point bientôt…
Libellés : constitution, François Bayrou, parti Démocrate



1 commentaires:
Amusant......
Il y a quelques jours:
...Sans surprise, le chef de l'Etat turc, Ahmet Necdet Sezer, a posé son véto à un amendement constitutionnel prévoyant l'élection du président au suffrage universel direct...
......Et dans votre blog, le contraire pour la France!.....
...."Une recomposition de la vie politique française n’est possible que sous deux conditions. La première : l’instauration d’un mode de scrutin proportionnel pour toutes les élections, qui donnerait une représentation juste et réelle de la population. La seconde : l’élection du président de la république par le parlement, bien évidement dans une sixième république !".....
Mais le "délire" des Républiques a déjà une histoire en France!!!...
Et pour l'instant un nouveau président vient d'être élu et semble plus dynamique que d'autres.....
Alors? Question de République ou de Personnalités avec une volonté d'avancer?.....
En tout cas, les choix de ce type pour un pays ne sont pas anodins, et il faut considérer, dans le cas de la Turquie comme de la France, l'histoire des pays et leur stabilité dans le Monde et dans la Paix.
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